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Chaque commune en Alsace, avait ou possède encore son ou ses surnoms, Ewernàme ou Schloetterle comme on les appelait autrefois, qui désignaient les habitants indiquant par la tel ou tel aspect de leur caractère, de leur façon de vivre. Bien sûr ces surnoms ne sont pas toujours tendres ils sont même parfois franchement féroces, mais ils expriment toujours un élément de l’être profond, surtout s’il appartient au passé, à une situation sociale ou historique donnée. Les communes du canton de Munster ont chacune un ou plusieurs surnoms, et il a semblé intéressant d’évoquer deux de Griesbach au Val pour les jeunes générations qui ne les connaissent plus ou si peu.Il faut lire ces surnoms au second degré avec humour et détachement, pour en goûter la saveur linguistique. Ces surnoms sont une partie de notre patrimoine culturel qu’il importe de fixer pour la postérité. 
Les habitants de Griesbach étaient appelés « die Grossnawel » (les grands nombrils ou grands brouillards) ou « die Nawelspàalter » (les fendeurs de brouillard). Souvent le brouillard qui entre dans la vallée en provenance de la plaine, s’arrête à la hauteur de Griesbach, donnant ainsi l’impression qu’il se fend en deux, avant de continuer son chemin. Le Nawelspalter était également le nom du couvre-chef traditionnel des hommes, le tricorne. Wegen des Dreispitzes als Kopfbedeckung der alten Talbauern werden die Griesbacher Näwelspalter und Grossnäwal genannt. Wenn im Herbst die Rheinnebel bis ins Tal dringen, beliben sir gerne bei Griesbach stehen. Aber mit ihrem Dreimaster, die Spitze wie einem Schneepflug nach vorne gekehrt, spalten die Griesbacher Bauern den Nebel, so dicht und stark er auch sein mag. Dan sagt man :„ Die Griesbacher haben die Stalltüre offen gelassen. Findet ein junger Mann keine Frau, soll er „uf Grieschbe geh litta“. Aber Griesbach hat weder Kirche noch Glocken. Annuaire Sté d’Histoire de Munster 1966 |